Appels téléphoniques et panique instantanée !
🖤 L'accessibilité ne concerne pas seulement les rampes et les ascenseurs, elle concerne aussi la communication.
Je voulais aborder ce sujet car j'ai le sentiment que cela touchera d'autres personnes et je voulais leur apporter mon soutien.
J'ai récemment reçu un formulaire qui demandait mon numéro de téléphone pour planifier un entretien, sans option pour demander des adaptations ou offrir une méthode de contact alternative.
Pour beaucoup, un appel téléphonique n'est pas un problème.
Mais pour moi, une femme neurodivergente atteinte d'autisme, de TDAH et du syndrome de Tourette (parmi d'autres diagnostics), c'est quelque chose que je redoute activement.
Les appels téléphoniques me submergent souvent. Je traite l'information plus lentement, donc au moment où j'ai compris ce qui a été dit et commencé à répondre, la personne à l'autre bout du fil parle déjà à nouveau. Ce chevauchement provoque encore plus de stress, plus de décalage dans ma pensée et plus de blocage.
Parfois, quand je suis vraiment submergée, je ne peux littéralement pas parler, les mots sont dans ma tête, mais ils ne sortent pas. On appelle souvent cela le mutisme situationnel. Ce n'est pas de l'impolitesse ou de l'évitement. Ce n'est pas un choix. C'est mon cerveau qui essaie de se protéger.
Je partage cela non pas pour pointer du doigt, mais pour offrir un éclairage.
Parce que ces expériences sont courantes, et pourtant si rarement prises en compte.
💬 Une simple question "Avez-vous besoin d'adaptations ?" pourrait faire toute la différence.
Je communique mieux par e-mail. Je peux traiter les choses à mon propre rythme, sans la pression des réponses instantanées ou du masquage de l'inconfort.
Les pratiques inclusives n'ont pas besoin d'être compliquées.
Mais elles doivent être prises en compte.
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